À l’approche de l’hiver, la problématique du chauffage devient un thème central dans bon nombre d’entreprises.
C’est d’autant plus vrai dans un contexte de sobriété énergétique et de forte augmentation des prix, où chaque économie n’est pas négligeable.
Dans cet article, nous vous en disons plus sur comment choisir un système de chauffage adapté à vos bureaux et vous présentons les multiples solutions qui s’offrent à vous.
Comment choisir un système de chauffage adapté ?
Au sein d’une entreprise, les bureaux doivent bénéficier d’une répartition juste de la chaleur à travers l’espace, mais aussi d’une température minimale. Cette dernière a pour objectif de garantir le confort thermique des employés pendant la saison froide.
Selon l’Agence de la transition écologique (ADEME), il est recommandé que les bureaux aient une température comprise entre 19 et 21 degrés.

Pour atteindre les résultats escomptés, tout en respectant le budget alloué à ce type de dépenses, il est indispensable de bien définir les besoins de l’entreprise.
Cela est possible en tenant compte de plusieurs critères :
- La superficie des bureaux à chauffer ;
- Le choix de la matière première en termes de combustible ;
- La présence ou non de conduits pour diffuser la chaleur créée ;
- La qualité de l’isolation du bâtiment ;
- Le budget de l’entreprise.
Dès lors que vous avez toutes les informations nécessaires, il est possible de comparer les différentes offres disponibles sur le marché.
Ci-dessous, nous vous présentons les avantages et inconvénients des systèmes de chauffage les plus courants dans les bureaux professionnels.
Quelle température de chauffage respecter dans les bureaux ?
Avant même de choisir un système, l’employeur a une obligation de confort thermique. L’article R.4223-13 du Code du travail impose de chauffer les locaux pendant la saison froide à une température convenable, sans fixer de valeur chiffrée unique.
Deux repères font consensus pour des bureaux occupés :
- 19 à 21 °C : la fourchette recommandée par l’ADEME pour concilier confort et maîtrise de la consommation d’énergie.
- 19 °C de consigne moyenne en période de chauffe, en ligne avec le plan de sobriété énergétique et le code de l’énergie pour les locaux tertiaires.
Pour les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m², le décret tertiaire ajoute une obligation de réduire la consommation d’énergie (-40 % d’ici 2030, -60 % d’ici 2050). Le chauffage ne se choisit donc plus seulement pour le confort : la programmation par zone, le pilotage et la performance du bâti deviennent déterminants.
Choisir la simplicité avec les radiateurs électriques
Le chauffage électrique est l’une des multiples solutions qui s’offrent aux entreprises pour maintenir une température minimale dans les bureaux. Si l’installation de radiateurs est facile et ne nécessite pas un investissement important, l’utilisation sur le long terme peut s’avérer moins avantageuse.
Effectivement, lorsqu’ils sont allumés, l’effet est immédiat. En revanche, la chaleur est généralement mal répartie et peut être inconstante en fonction des réglages.
Pour contrer ces points faibles, il convient de regarder de plus près les différentes options qui existent, si vous désirez vous tourner vers l’électrique.
Radiateur à chaleur douce
Le radiateur à chaleur douce est le modèle le moins énergivore du marché, mais aussi le plus performant. Proche du chauffage central, il apporte un confort thermique grâce à une chaleur constante et progressive, répartie de manière homogène dans les bureaux. Même éteints, les radiateurs restituent la chaleur en raison de leur technologie à inertie.
Il s’agit d’une solution à envisager pour les locaux occupés toute la journée.
Radiateur à panneaux rayonnants
Le radiateur électrique à panneaux rayonnants, quant à lui, est à privilégier pour les bureaux et salles de réunion qui sont occupés temporairement. En effet, il émet un rayonnement frontal, ce qui permet de diffuser une chaleur douce et homogène, mais aussi de monter en température rapidement.
S’il s’agit d’un système de chauffage efficace, les coûts qui y sont liés peuvent être importants en fonction de l’utilisation qui en est faite.
Faire des économies grâce au système centralisé
Le système centralisé est la solution idéale si l’entreprise souhaite faire des économies par rapport à l’installation initialement choisie. Par exemple, si le bâtiment est, au départ, chauffé exclusivement à l’électrique, il est pertinent de passer à un système de production de chaleur reposant sur les énergies renouvelables, comme les chaudières à bois, les pompes à chaleur ou le système solaire combiné.
Les économies pourront être constatées tant en termes de budget, puisque le coût de l’énergie sera moins important, qu’en termes de quantité d’énergie indispensable pour atteindre la température visée.
Le système centralisé est également à envisager dans le cadre du remplacement d’un appareil vieillissant. Les progrès technologiques contribuent fortement à la baisse de consommation d’énergie.
À titre d’exemple, l’ADEME a comparé l’utilisation d’une chaudière de plus de 25 ans à celle d’une chaudière à condensation. La seconde peut consommer entre 25 et 30 % de moins que la première. Cela s’explique par une baisse significative de la température de l’eau, nécessaire au bon fonctionnement de ces appareils. Dans les chaudières classiques, elle atteint 70 à 75 degrés, tandis que dans les circuits à basse température, elle est comprise entre 27 et 40 degrés.
Allier confort et gain de place avec le plancher chauffant
Pour combiner confort, gain de place et économies, le plancher chauffant semble être l’option à privilégier. Lors d’hivers rudes, cette pratique permet aux bureaux de bénéficier de meilleures performances thermiques, et ce, dans tous les espaces concernés par cette technologie.
Grâce au rayonnement, tout le volume exploité est chauffé à la même température. Ainsi, ce n’est pas seulement l’air qui est plus chaud, mais aussi tous les corps solides qui composent les pièces. Ces éléments, à leur tour, transmettent la chaleur, offrant du bien-être aux salariés et diminuant la consommation de l’entreprise.
En parallèle des performances énergétiques, le plancher chauffant est une alternative idéale pour les entreprises qui souhaitent réorganiser leurs bureaux. En n’ayant plus de radiateurs aux murs ou de chauffages d’appoint, il est possible d’installer de nouveaux meubles de rangement ou des bureaux supplémentaires.
Qu’en est-il des chauffages d’appoint ?
Depuis la démocratisation du télétravail, il n’est pas rare que certains bureaux et autres salles de travail ne soient pas occupés toute la journée, ni même tous les jours de la semaine. De ce fait, y installer un chauffage permanent semble peu pertinent, tant d’un point de vue économique qu’écologique.
Afin de combler les besoins ponctuels, il est possible d’avoir recours à des chauffages d’appoint. Toutefois, comme pour les systèmes fixes, tous ne se valent pas.
Pour allier confort, performance, économie d’énergie et respect de l’environnement, la solution la plus adaptée est le chauffage d’appoint au gaz. Ce dernier est idéal pour chauffer rapidement une pièce, tout en offrant une chaleur douce et en n’étant pas à l’origine de nuisances sonores.
En comparaison de l’électrique et du pétrole, cet appareil est moins énergivore et utilise un combustible non polluant, à savoir le gaz de pétrole liquéfié. En revanche, il peut être encombrant et nécessite d’avoir à disposition une bonbonne de gaz pour fonctionner.
Tableau comparatif des systèmes de chauffage
Pour synthétiser, voici comment se positionnent les quatre familles de solutions selon les critères qui comptent le plus dans des bureaux.
| Système | Investissement initial | Coût à l’usage | Confort thermique | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| Radiateurs électriques | Faible | Élevé | Bon (chaleur douce) | Petites surfaces, occupation ponctuelle |
| Système centralisé (pompe à chaleur, chaudière) | Élevé | Maîtrisé | Très bon, homogène | Grands volumes, occupation continue |
| Plancher chauffant | Élevé | Maîtrisé | Excellent, sans encombrement | Rénovation lourde, plateaux ouverts |
| Chauffage d’appoint | Très faible | Ponctuel | Localisé | Renfort temporaire, zones peu occupées |

