Au 30 juin 2026, l’offre immédiate de bureaux en Île-de-France atteint 6 571 000 m², au plus haut des 103 trimestres renseignés depuis 2000, pendant que la demande placée recule de 5 % à 750 000 m². Les bailleurs rendent en moyenne 30,6 % du loyer au preneur et 11,6 % des emplacements commerciaux sont vacants : le marché français de l’immobilier d’entreprise est un marché de preneurs.
Cette page en réunit les chiffres, bureaux, commerces, construction, investissement et financement. Chaque valeur porte son unité, sa période, son périmètre et sa source, et tout est réutilisable à condition de citer et de lier cette page.
Combien de bureaux sont disponibles immédiatement en Île-de-France, et où se trouvent-ils ?
Au 30 juin 2026, 6 571 000 m² de bureaux sont immédiatement disponibles à la location ou à la vente en Île-de-France, en hausse de 10 % sur un an et au plus haut des 103 trimestres renseignés par ImmoStat depuis 2000. La série des seuls deuxièmes trimestres n’avait jamais connu de niveau comparable : 4 010 000 m² en 2015, 3 171 000 m² en 2004. Rapporté au 2e trimestre 2019 (2 856 000 m²), le stock disponible a été multiplié par 2,3 en sept ans.
Elle ne se répartit pas également sur la région. Le Croissant Ouest et La Défense en concentrent 2 203 000 m², soit 33,5 % du total, quand Paris intra-muros n’en pèse que 1 542 000 m², moins d’un quart des mètres carrés vides.
Le mouvement le plus net vient du centre : dans Paris Centre Ouest, l’offre passe de 282 000 m² au 2e trimestre 2024 à 674 000 m² aujourd’hui, soit 139 % de plus en deux ans. Un secteur réputé sans disponibilités s’est rouvert en huit trimestres, et le choix d’immeubles s’élargit d’autant.
Combien de mètres carrés de bureaux se louent chaque année en Île-de-France ?
La demande placée de bureaux en Île-de-France s’établit à 750 000 m² au 1er semestre 2026, en baisse de 5 % sur un an et au plus bas depuis 2020 (ImmoStat, T2 2026). La demande placée recense les baux nouvellement signés pour plus de douze mois et les ventes à occupant, hors renégociations : c’est la mesure des mouvements réels d’entreprises, pas celle du parc occupé.
Sur l’année 2025 complète, le volume atteint 1 697 079 m², soit 29 % de moins qu’en 2019 (2 385 406 m²). Le marché locatif francilien s’est installé près d’un tiers sous son niveau d’avant 2020, sans rebond depuis 2022.
Le 2e trimestre 2026 fait exception : 389 300 m² placés, en hausse de 8 % sur un an, premier trimestre en progression après neuf trimestres de repli. La demande se concentre là où l’offre est la plus rare.
Paris capte 47 % des surfaces louées au trimestre pour 23 % de l’offre. La cause est documentée : l’information et la communication, premier secteur occupant de bureaux franciliens, compte 463 200 salariés au 1er trimestre 2026 et perd des effectifs depuis deux ans (Insee, juillet 2026). Sans croissance des effectifs, les entreprises réaménagent à surface constante.
Quel est le loyer moyen d’un bureau en Île-de-France, et pourquoi le neuf s’écarte-t-il de l’existant ?
Au 2e trimestre 2026, un bureau neuf ou restructuré se loue en moyenne 461 € HT HC/m²/an en Île-de-France, en hausse de 3 % sur un an, et un bureau existant 429 € HT HC/m²/an, en baisse de 2 % (ImmoStat, T2 2026). Il s’agit du loyer facial, celui inscrit au bail, avant toute mesure d’accompagnement.
Les deux courbes se sont croisées en 2024, l’existant se payant alors 449 € contre 437 € pour le neuf. Depuis, l’écart s’est rouvert et se creuse, à 31 € au 2e trimestre 2026.
La lecture est directe : dans un marché où 6 571 000 m² sont disponibles tout de suite, les preneurs arbitrent en faveur des immeubles remis aux normes actuelles. Un plateau non traité ne se reloue plus à son prix sans un programme de travaux chiffré et calé sur le calendrier d’entrée dans les lieux.
Combien coûte un bureau selon le secteur de marché francilien ?
Au 2e trimestre 2026, un bureau existant se loue 721 € HT HC/m²/an dans Paris Centre Ouest et 157 € HT HC/m²/an en 2e Couronne, soit un rapport de 1 à 4,6 entre les deux extrémités de la région (ImmoStat, T2 2026). La moyenne francilienne, 429 € HT HC/m²/an, ne décrit aucun secteur en particulier : elle se situe entre Reste Paris et le Croissant Ouest.
Sur 1 000 m², l’écart entre Paris Centre Ouest et la 2e Couronne atteint 563 900 € de loyer par an. Aucun autre paramètre d’un projet d’implantation ne produit une amplitude de cet ordre : la localisation pèse plus lourd que la surface ou que le niveau de finition. Sortir de Paris dégage une marge suffisante pour financer une remise à niveau complète du plateau.
Que négocie-t-on vraiment aujourd’hui dans un bail de bureaux ?
Au 2e trimestre 2026, les bailleurs franciliens consentent en moyenne 30,6 % du loyer facial en mesures d’accompagnement sur les baux de bureaux de plus de 1 000 m² (ImmoStat, T2 2026). Ce taux, stable sur le trimestre, agrège les franchises de loyer, la participation du bailleur aux travaux, les loyers progressifs et les mises à disposition, rapportés à la durée ferme du bail. Il est pondéré par les surfaces et recalculé chaque trimestre sur les douze derniers mois.
La série ne s’est pas retournée depuis 2019 : 20,0 % cette année-là, 24,0 % en 2021, 28,1 % en 2025 et 30,6 % aujourd’hui, soit dix points gagnés en douze ans.
La moyenne régionale recouvre un rapport de 1 à 2,6 entre secteurs : 16,4 % dans le Quartier Central des Affaires contre 41,9 % à La Défense. Ces taux sectoriels sont des moyennes simples, là où le taux régional est pondéré par les surfaces, et aucun historique par secteur n’est publié.
Les durées d’engagement se raccourcissent : 7,9 ans en moyenne au-delà de 5 000 m² (-3 % en un an) et 6,2 ans entre 1 000 et 5 000 m² (-6 %). Côté indexation, l’ILAT s’établit à 137,42 au 1er trimestre 2026, en hausse de 0,09 % sur un an (Insee, 24 juin 2026).
Deux conséquences pour une entreprise qui s’installe. La participation du bailleur aux travaux entre dans le calcul de ces 30,6 %, donc le budget d’aménagement se chiffre avant la signature ; et un engagement ferme de six ans impose d’amortir plus vite, ce qui oriente vers des cloisonnements démontables. Nous détaillons la mécanique dans notre article sur qui paie les travaux d’un bail de bureaux.
Construit-on encore des bureaux neufs en France ?
En 2025, 229 040 m² de bureaux ont été autorisés à la construction en Île-de-France, contre 448 326 m² en 2024 (SDES, base Sitadel, données en date réelle, millésime provisoire révisé chaque mois). Hors Île-de-France, 2 754 870 m² ont été autorisés la même année, contre 4 258 431 m² en 2019.
Les régions concentrent 88,4 % des surfaces autorisées en France métropolitaine, contre 73,1 % en 2015. Ce basculement tient au décrochage francilien plus qu’à un dynamisme régional : sur le fichier régional du SDES, l’Île-de-France passe de 1 079 454 à 362 017 m² autorisés entre 2015 et 2025, quand les régions ne reculent que de 6,1 %.
Sur les douze mois d’août 2025 à juillet 2026, 2 574 397 m² ont été autorisés hors Île-de-France, en baisse de 14,9 %, alors que les mises en chantier tiennent à 1 856 074 m², en hausse de 3,1 %. Les livraisons des deux prochaines années sont engagées, mais le vivier se vide derrière. Auvergne-Rhône-Alpes reste la première région hors Île-de-France, elle-même passée de 906 154 m² autorisés en 2019 à 386 249 m² en 2025.
Une limite de lecture : Sitadel recense la construction neuve et les extensions, pas les restructurations lourdes sans création de surface, qui font l’essentiel de la remise à niveau du parc. À l’autre bout de la chaîne, l’État a retenu le 9 avril 2026 61 projets franciliens de transformation de bureaux en logements, soit 8 200 logements (DRIHL Île-de-France). La conséquence est la même : l’offre neuve se raréfie, et le projet se joue sur un immeuble existant à requalifier.

Comment se portent les marchés de bureaux des grandes métropoles régionales ?
Au 1er semestre 2026, Lyon reste le premier marché de bureaux en région avec 63 500 m² placés, malgré une baisse de 39 % sur un an, devant Aix-Marseille (48 500 m², -35 %), Lille (44 500 m², -54 %), Bordeaux (42 000 m², -31 %) et Toulouse (24 500 m², -60 %), d’après l’encadré régional publié par l’a-urba en juillet 2026. Montpellier tient mieux, avec 42 213 m² commercialisés sur le semestre, en repli de 3 % (Observatoire montpelliérain de l’immobilier d’entreprise, S1 2026).
Deux réserves avant de reprendre ces chiffres : l’a-urba ne cite aucune source pour les volumes des places autres que Bordeaux, et le chiffre montpelliérain vient d’un autre observatoire, sur un territoire de 87 communes, qui ne se compare pas terme à terme aux cinq autres.
Sur l’année 2025 pleine, les marchés sont plus contrastés que ce semestre ne le laisse croire. Bordeaux progresse de 3 % à 122 000 m² placés, pour une offre de 289 500 m² disponible à un an, soit plus de deux années de commercialisation. Strasbourg est stable à 54 100 m² pour 158 transactions, mais 23 % sous sa moyenne quinquennale, avec 174 700 m² disponibles dont 25 900 m² de neuf seulement. Montpellier commercialise 99 993 m², en baisse de 14 %, et le sillon mosellan tombe à 17 800 m² contre 38 000 m² en 2024.
Partout, l’offre se compte en années de commercialisation et se compose surtout de plateaux existants. Les reprendre suppose de budgéter l’aménagement complet, cloisonnement, sols, acoustique et mise aux normes, au moment même où le loyer se négocie.
Combien coûte un bureau en région, et à quoi ressemble une transaction type ?
En 2025, les loyers de bureaux en région s’échelonnent de 125 € HT HC/m²/an dans l’existant du sillon mosellan à 225 € HT HC/m²/an pour du neuf prime sur le territoire de l’Observatoire montpelliérain, Strasbourg situant son loyer prime neuf autour de 220 € HT HC/m²/an dans le quartier d’affaires Archipel. L’écart entre ces marchés est donc bien plus faible que celui observé entre secteurs franciliens.
À Montpellier, l’Observatoire relève 157 €/m²/an dans l’existant, 176 € dans le neuf et 225 € pour le neuf prime. Dans le sillon mosellan, l’Aguram donne 130 €/m²/an toutes catégories, 185 € dans le neuf mais en périphérie uniquement, et 125 € dans l’existant, avec une fourchette de 83 à 242 € selon l’état et la localisation.
| Marché, année 2025 | Existant | Neuf | Neuf prime |
|---|---|---|---|
| Territoire de l’Observatoire montpelliérain, 87 communes, hors parking | 157 € | 176 € | 225 € |
| Sillon mosellan, axe Metz-Thionville | 125 € (fourchette 83 à 242 €) | 185 €, en périphérie uniquement | non publié |
| Eurométropole de Strasbourg, quartier d’affaires Archipel | non chiffré par la source | non publié | environ 220 € |
La transaction type est petite. Dans l’Eurométropole de Strasbourg, les 158 transactions de 2025 affichent une surface moyenne de 343 m² mais une médiane de 150 m² : une prise à bail sur deux porte sur moins de 150 m². Chez les partenaires de l’Observatoire montpelliérain, la surface moyenne du 1er semestre 2026 est de 175 m², dont 80 % en location.
L’ordre de grandeur du parc est documenté à Nantes : 4,5 millions de m² de bureaux dans la métropole en 2023 (Auran, d’après les fichiers fonciers de la DGFiP), dont 42 % dans les sites d’activités de périphérie et 30 % sans desserte en transport structurant. Un aménagement de 150 à 350 m² dans un immeuble périphérique des années 1990 ne se conduit pas comme un plateau neuf de 2 000 m² : lots techniques, acoustique et services sur place y pèsent davantage.
Où en est l’investissement en immobilier d’entreprise en France ?
Au 1er semestre 2026, les investissements en immobilier d’entreprise recensés en France atteignent 6,6 milliards d’euros, en hausse de 9 % sur un an, alors que l’Île-de-France recule de 18 % à 3,1 milliards d’euros (ImmoStat, 1er semestre 2026). Le périmètre compte les acquisitions de bureaux, commerces, locaux d’activité et entrepôts réalisées par un investisseur pour un montant acte en main supérieur à 4 millions d’euros : il est plus étroit que les totaux France habituellement cités dans la presse.
Le rebond tient entièrement au deuxième trimestre, qui pèse 4,6 milliards à lui seul, soit 84 % de plus qu’au 2e trimestre 2025. Sur longue période, le marché francilien reste très en dessous de son niveau d’avant 2020 : 8,9 milliards en 2025 contre 28,6 milliards en 2019, après un point bas à 5,8 milliards en 2024.
Le prix payé suit la même pente : au 2e trimestre 2026, un mètre carré de bureau acheté en Île-de-France revient en moyenne à 5 139 €, contre 8 253 € au 2e trimestre 2021, soit 37,7 % de moins en cinq ans. Quand la plus-value à la revente n’est plus acquise, le rendement se joue sur le loyer encaissé, donc sur l’occupation, donc sur ce que le bailleur accepte de financer pour la tenir.
Peut-on encore financer l’achat ou la rénovation de ses locaux professionnels ?
Oui. Au 31 décembre 2025, les cinq principaux groupes bancaires français portent 558 milliards d’euros d’expositions à l’immobilier commercial, soit 6,5 % de leur total de bilan, et ont produit 123,7 milliards d’euros de crédits sur l’année, en hausse de 18,6 % (ACPR, exercice 2025). Après deux années de gel, le crédit immobilier professionnel est donc reparti.
La sélection, elle, s’est déplacée : les bureaux ne représentent plus que 16,2 % des concours bancaires à l’immobilier commercial, en baisse de 0,6 point sur un an, pour des encours de 73,8 milliards en repli de 0,9 %.
Pour une entreprise qui finance l’aménagement de ses locaux, l’écart se lit dans l’instruction du dossier : un projet de bureaux est regardé de plus près qu’un projet de magasin ou d’entrepôt. Le risque, lui, monte lentement sans basculer : 3,4 % du portefeuille en défaut fin 2025, en hausse de 0,2 point.
Du côté des emprunteurs, l’encours des crédits d’investissement à objet immobilier atteint 401,7 milliards en juillet 2026, en croissance de 5,6 % sur un an, plus vite que le crédit d’équipement. Le taux moyen des nouveaux crédits aux entreprises s’établit à 3,75 %, dont 3,72 % pour les PME (Banque de France, 9 septembre 2026).
Que font les propriétaires de bureaux, SCPI et foncières cotées ?
Au 31 décembre 2025, les SCPI détiennent 49,4 milliards d’euros de bureaux, soit 56 % de leur capitalisation, pour un taux d’occupation financier de 88,8 % sur ce segment et un taux de distribution de 4,62 %, contre 5,99 % pour les SCPI diversifiées (ASPIM). La capitalisation totale s’établit à 86 milliards au 30 juin 2026, en baisse de 1 % sur un an.
L’argent frais ne va plus aux bureaux : en 2025, les SCPI diversifiées ont collecté 3 355 millions d’euros nets, contre 777 millions pour les SCPI à prépondérance bureaux. Les gérants font tourner un stock qu’ils n’alimentent plus.
Le taux d’occupation financier rapporte les loyers facturés à ceux qui le seraient si tout le patrimoine était loué : ce n’est pas une part de surface. Fin 2025, il atteint 91,3 % toutes SCPI confondues, dont 8,3 points de vacance réelle et 3,5 points de locaux occupés sous franchise.
Chez les foncières cotées, la localisation commande la valeur. Au 30 juin 2026, Gecina affiche un taux de capitalisation net de 4,9 % sur ses bureaux, de 3,9 % à Paris QCA à 9,0 % à La Défense, et Covivio voit ses actifs de centre-ville progresser de 0,9 % quand ses grands pôles d’activité reculent de 1,8 %.
Un mètre carré de bureau vaut 6,4 fois plus à Paris QCA (21 848 €) que dans les autres localisations du même portefeuille (3 401 €). Le budget d’aménagement, lui, varie dans des proportions bien moindres : plus on s’éloigne du centre, plus les travaux pèsent lourd dans le coût total d’une implantation.
Quel est le taux de vacance commerciale en France, et comment vont les enseignes ?
Fin 2025, 11,6 % des emplacements commerciaux recensés en France sont vacants, tous formats confondus, contre 10,7 % un an plus tôt (Codata, Digest France 2026, synthèse diffusée par la Confédération des Commerçants de France). L’écart entre formats est large : 16,8 % en centres commerciaux, après 16,0 % en 2024, contre 8,4 % en zones et parcs commerciaux, la périphérie restant le format le mieux occupé. La moyenne nationale masque aussi un écart régional, de 9,8 % en Bretagne à 13,4 % en Occitanie.
Une réserve de méthode : ce chiffre vient d’une base privée d’environ 4 000 sites, dont le rapport complet n’est accessible qu’après formulaire. Nous reprenons la synthèse publique et classons cette donnée en confiance moyenne, là où les séries ImmoStat ou Insee citées ailleurs sont vérifiables ligne à ligne. Le taux 2025 des pieds d’immeuble de centre-ville n’est pas affiché pour la même raison.
L’activité des enseignes suit la même pente : les ventes en magasin du commerce spécialisé reculent de 2,8 % au 1er semestre 2026 et la fréquentation de 3,0 % en juin (Procos). Le choix d’emplacements s’élargit pendant que le chiffre d’affaires par magasin se contracte, ce qui déplace la discussion vers ce que le point de vente doit produire, donc vers son agencement.
Questions fréquentes sur le marché de l’immobilier d’entreprise
Combien de mètres carrés de bureaux sont vides en Île-de-France en 2026 ?
6 571 000 m² sont immédiatement disponibles à la location ou à la vente au 30 juin 2026, en hausse de 10 % sur un an. C’est le niveau le plus élevé des 103 trimestres renseignés depuis 2000, et 2,3 fois celui du 2e trimestre 2019 (ImmoStat, T2 2026).
Quel est le loyer moyen d’un bureau en Île-de-France ?
461 € HT HC/m²/an pour un bureau neuf ou restructuré et 429 € pour un bureau existant au 2e trimestre 2026, hors mesures d’accompagnement (ImmoStat, T2 2026). Par secteur, l’existant va de 157 € en 2e Couronne à 721 € dans Paris Centre Ouest.
Qu’est-ce qu’une mesure d’accompagnement et combien représente-t-elle ?
Ce sont les franchises de loyer, participations aux travaux, loyers progressifs et mises à disposition consentis par le bailleur, rapportés à la durée ferme du bail. Elles atteignent 30,6 % du loyer facial en moyenne sur les baux franciliens de plus de 1 000 m², de 16,4 % dans le Quartier Central des Affaires à 41,9 % à La Défense (ImmoStat, 17 juillet 2026).
Le marché des bureaux repart-il en 2026 ?
Partiellement. Le 2e trimestre 2026 est le premier trimestre en hausse depuis plus de deux ans, à 389 300 m² placés en Île-de-France (+8 % sur un an), mais le semestre reste en repli de 5 % à 750 000 m², le plus faible depuis 2020 (ImmoStat, T2 2026).
Combien de temps une entreprise s’engage-t-elle dans un bail de bureaux ?
La durée ferme moyenne est de 7,9 ans au-delà de 5 000 m² (-3 % en un an) et de 6,2 ans entre 1 000 et 5 000 m² (-6 %) au 2e trimestre 2026 en Île-de-France (ImmoStat).
Les loyers de bureaux vont-ils augmenter avec l’indexation ?
L’ILAT, indice de révision des baux tertiaires, s’établit à 137,42 au 1er trimestre 2026, soit +0,09 % sur un an (Insee, 24 juin 2026). L’indexation est donc quasi nulle, loin du +1,60 % du 1er trimestre 2025. La valeur du 2e trimestre 2026 est publiée le 23 septembre 2026.
Quelle est la ville de région la plus active pour les bureaux ?
Lyon, avec 63 500 m² placés au 1er semestre 2026, devant Aix-Marseille (48 500 m²) et Lille (44 500 m²), malgré une baisse de 39 % sur un an (encadré a-urba, juillet 2026, qui ne source pas ces volumes hors Bordeaux).
Construit-on encore des bureaux neufs en France ?
De moins en moins. 229 040 m² ont été autorisés en Île-de-France en 2025 contre 448 326 m² en 2024, et 2 754 870 m² hors Île-de-France contre 4 258 431 m² en 2019 (SDES, base Sitadel). Ces chiffres ne comptent pas les restructurations sans création de surface.
Quel est le taux de vacance commerciale en France ?
11,6 % des emplacements tous formats confondus fin 2025, contre 10,7 % en 2024, avec 16,8 % en centres commerciaux et 8,4 % en zones et parcs commerciaux (Codata, Digest France 2026, via la Confédération des Commerçants de France). Donnée classée en confiance moyenne.
Est-il encore possible de financer l’achat ou la rénovation de locaux professionnels ?
Oui. La production de crédits à l’immobilier commercial a rebondi de 18,6 % à 123,7 milliards d’euros en 2025 (ACPR) et le taux moyen des nouveaux crédits aux entreprises est de 3,75 % en juillet 2026 (Banque de France). Les banques réduisent en revanche leur exposition aux bureaux, à 16,2 % de leurs concours.
Méthodologie : d’où viennent ces chiffres
Cette page ne retient que des indicateurs relevés nous-mêmes sur un document source consultable, puis recoupés.
| Domaine | Producteur de la donnée | Dernier point retenu |
|---|---|---|
| Marché francilien : offre, demande placée, loyers, mesures d’accompagnement, investissement | ImmoStat (GIE) | 2e trimestre 2026 |
| Indexation des baux et emploi tertiaire | Insee | 1er trimestre 2026 |
| Autorisations et mises en chantier de bureaux | SDES, base Sitadel, via data.gouv.fr | millésime 2026-08 |
| Financement bancaire | ACPR et Banque de France | exercice 2025 et juillet 2026 |
| Épargne immobilière collective | ASPIM | 30 juin 2026 |
| Marchés régionaux | a-urba, OIEB, Adeus, OMIE, Aguram, Auran | 2025 et 1er semestre 2026 |
| Valeurs d’actifs | Rapports semestriels Gecina et Covivio | 30 juin 2026 |
| Commerce : vacance et activité des enseignes | Codata via la CCF, Procos | fin 2025 et 1er semestre 2026 |
Vérification. Chaque valeur a été relevée sur le document source, jamais sur une reprise de presse. Quand un communiqué et un fichier de données existaient, les deux ont été comparés, et les millésimes révisés ont été préférés aux chiffres des communiqués antérieurs. Les totaux ont été recalculés. Les calculs qui ne figurent pas dans les sources, parts, écarts et cumuls, sont signalés comme calculs Isospace. Ce que nous n’avons pas pu rattacher à une source consultable a été écarté plutôt qu’approché.
Pourquoi ces sources. Les notes de conjoncture des conseils en immobilier sortent plus vite et couvrent plus large, mais leur méthode et leur base de recensement ne sont pas publiques, et elles émanent d’acteurs qui commercialisent les surfaces qu’ils mesurent. Nous leur avons préféré des producteurs dont on peut ouvrir le fichier, lire la définition et refaire le calcul.
Mise à jour. La page est révisée chaque trimestre, dans les deux semaines qui suivent les résultats ImmoStat, et à chaque parution de l’ILAT. La date en tête de page est celle du dernier contrôle complet, pas d’une retouche de forme.
Isospace est contractant général en aménagement d’espaces professionnels depuis 1997. Cette page est un travail de compilation : nous ne produisons aucune de ces données et nous ne vendons ni conseil en immobilier, ni transaction.
Ce que cette page ne dit pas, et pourquoi
Plusieurs indicateurs recherchés ont été abandonnés faute de source primaire accessible. Ils reviendront si une publication vérifiable les documente.
- Pas de taux de vacance par secteur francilien ni par métropole. L’ORIE réserve ses calculs à ses adhérents et les taux qui circulent dans la presse n’ont pas de source consultable. La page donne des mètres carrés disponibles, pas des pourcentages de parc.
- ImmoStat et la DRIEAT ne se mélangent pas. Les deux mesurent le même marché avec des périmètres différents et publient des chiffres différents pour la même année. Aucun tableau, aucun graphique et aucun calcul d’évolution ne passe de l’un à l’autre.
- Le total France de l’investissement n’est pas cité. Le chiffre que reprennent les médias n’existe que dans des notes de conseils en immobilier. Les 6,6 milliards d’euros du 1er semestre 2026 relèvent du périmètre plus étroit d’ImmoStat et ne sont pas comparables à ce total.
- Pas de répartition des volumes investis par classe d’actifs, ni de rendement prime. Ces indicateurs sont produits presque exclusivement par les conseils. Ils sont approchés ici par les concours bancaires, la capitalisation des SCPI et les taux publiés par les foncières cotées, qui décrivent un patrimoine réel et non une moyenne de marché.
- Sitadel ne voit pas les restructurations. La base ne compte que la construction neuve et les extensions, alors que l’essentiel de la production parisienne passe par la restructuration sans création de surface. Le millésime 2025 est provisoire, et les deux fichiers utilisés suivent des conventions d’enregistrement différentes : ils ne s’additionnent pas.
- Les loyers régionaux ne se comparent pas entre eux. Chaque observatoire a son périmètre et sa définition, prime, moyenne ou médiane. Ils sont donnés en tableau avec leurs définitions, et aucun graphique de classement n’en est tiré.
- Les volumes régionaux du 1er semestre 2026 sont en confiance moyenne. Ils proviennent d’un encadré d’agence d’urbanisme qui ne nomme pas son fournisseur, sauf pour Bordeaux. Ils ne sont pas présentés comme de la statistique publique.
- La vacance commerciale aussi. Base privée restituée par une fédération professionnelle, rapport d’origine accessible après formulaire. Sa méthode n’a pas pu être vérifiée sur la source primaire.
Citer cette page
Sources
- ImmoStat, « Résultats ImmoStat pour le T2 2026 », communiqué trimestriel, juillet 2026 : https://www.immostat.com/resultats-immostat-pour-le-t2-2026/
- ImmoStat, « Les mesures d’accompagnement au T2 2026 », communiqué du 17 juillet 2026 : https://www.immostat.com/les-mesures-daccompagnement-au-t2-2026/
- ImmoStat, « Infos marchés », fichier de données 2026_07_06-ImmoStatoutputwebindic.xlsx, 6 juillet 2026 : https://www.immostat.com/infos-marches/
- Insee, « Au premier trimestre 2026, l’indice des loyers des activités tertiaires augmente de 0,09 % sur un an », Informations rapides n° 155, 24 juin 2026 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/9009681
- Insee, Insee Conjoncture Île-de-France n° 60, 2 juillet 2026 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/9006923
- SDES (ministère de la Transition écologique), base Sitadel, « Locaux non résidentiels autorisés et commencés, en séries annuelles », fichier départemental, millésime septembre 2026 : https://www.data.gouv.fr/datasets/locaux-non-residentiels-autorises-et-commences-en-series-annuelles/
- SDES (ministère de la Transition écologique), base Sit@del, « Locaux non résidentiels autorisés et commencés, séries mensuelles », fichier régional, millésime 2026-08 : https://www.data.gouv.fr/datasets/locaux-non-residentiels-autorises-et-commences-series-mensuelles
- DRIHL Île-de-France, « Lauréats de l’AMI transformation de bureaux en logements », 9 avril 2026 : https://www.drihl.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/laureats-de-l-ami-transformation-de-bureaux-en-a1491.html
- a-urba, « Immobilier d’entreprise de l’agglomération bordelaise : l’essentiel des chiffres de l’année 2025 », données OIEB, juillet 2026 : https://www.aurba.org/wp-content/uploads/2026/07/aurba_2026_Chiffres-cles_OIEB_2025.pdf
- Adeus, « Note de l’observatoire de l’immobilier d’entreprise n° 9 : bilan du marché 2025 et perspectives », données du Club de l’immobilier d’entreprise du Bas-Rhin, avril 2026 : https://www.adeus.org/wp-content/uploads/NOTE-CIE_09-Bilan_marche_2025_JI-2.pdf
- OMIE (Observatoire montpelliérain de l’immobilier d’entreprise), synthèse des chiffres 2025, publiée par la CERC Occitanie, 30 janvier 2026 : https://www.cercoccitanie.fr/IMG/pdf/omie_-_chiffres_marches_2025_-_cp.pdf
- OMIE (Observatoire montpelliérain de l’immobilier d’entreprise), « Les chiffres de synthèse, 1er semestre 2026 », CERC Occitanie, juillet 2026 : https://www.cercoccitanie.fr/IMG/pdf/base_oie_v_1_pages_s1_2026_v1.pdf
- Aguram, « L’immobilier d’entreprise en Moselle n° 4 : bilan du marché 2025 », avril 2026 : https://www.aguram.org/wp-content/uploads/2026/04/20260323_emm_obs_immo_ent_04.pdf
- Auran, « Les synthèses de l’Auran n° 96 : l’immobilier de bureaux à l’heure du retournement ? », mars 2025 : https://www.auran.org/wp-content/uploads/2025/03/S96_TERTIAIREV3_VF.pdf
- ACPR (Banque de France), « Le financement de l’immobilier commercial par les banques françaises en 2025 », Analyses et synthèses n° 184, 30 juillet 2026 : https://acpr.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/ndeg-184-le-financement-de-limmobilier-commercial-par-les-banques-francaises-en-2025
- Banque de France, Stat Info « Financement des entreprises, France, juillet 2026 », publié le 9 septembre 2026 : https://www.banque-france.fr/fr/statistiques/credit/financement-des-entreprises-2026-07
- ASPIM, « Collecte et performance des fonds immobiliers grand public au premier semestre 2026 », 5 août 2026 : https://www.aspim.fr/actualites/collecte-et-performance-des-fonds-immobiliers-grand-public-au-premier-semestre-2026/
- ASPIM, « Les fonds immobiliers grand public, 4e trimestre 2025 », 16 février 2026 : https://www.aspim.fr/content/uploads/2026/02/ASPIM-Les_fonds_immo_GP_4T-2025-16.02.2026-V4-1.pdf
- ASPIM, « Collecte et performance des fonds immobiliers grand public au premier trimestre 2026 et principaux indicateurs des SCPI en 2025 », 15 mai 2026 : https://www.aspim.fr/actualites/collecte-et-performance-des-fonds-immobiliers-grand-public-au-premier-trimestre-2026-et-principaux-indicateurs-des-scpi-en-2025/
- Gecina, rapport financier semestriel 2026, août 2026 : https://www.gecina.fr/sites/default/files/2026-08/gecina_-_rapport_semestriel_2026_-_e-accessible.pdf
- Covivio, rapport financier semestriel 2026, août 2026 : https://www.covivio.eu/app/uploads/sites/6/2026/08/covivio-rapport-financier-semestriel-2026-pdf.pdf
- Confédération des Commerçants de France, « Commerce de proximité et immobilier commercial : Codata Digest 2026 », synthèse du rapport Codata Digest France 2026 (13e édition), consultée en septembre 2026 : https://commercants-de-france.org/commerce-de-proximite-et-immobilier-commercial-codata-digest-2026/
- Procos, fédération du commerce spécialisé, indicateurs d’activité des enseignes, 1er semestre 2026 et juin 2026.
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